QVCT : quand le bien-être des collaborateurs devient un moteur de performance collective.

Publié le 30 juillet 2026

Distingué au palmarès Choiseul Hauts-de-France 2026, Adam Laurent, co-fondateur et Directeur Général de Kobi, défend une approche radicalement nouvelle de la prévention santé et de la qualité de vie au travail : celle du ludique et de la récompense, au service d’un engagement durable des collaborateurs.

La prévention santé en entreprise peine souvent à produire des résultats durables. Quelle en est la cause selon vous ?

Les dispositifs traditionnels de prévention santé ont un défaut structurel : ils s’adressent à la raison, pas à la motivation. Distribuer des guides de bonnes pratiques, organiser des webinaires sur le sommeil ou l’alimentation, ces approches ont leur utilité, mais elles produisent un engagement superficiel et éphémère. Le collaborateur écoute, acquiesce, et retourne à ses habitudes. Le problème n’est pas l’intention, c’est le format.

Ce que nous avons observé, et que les neurosciences confirment, c’est que le changement comportemental durable repose sur deux leviers : le plaisir immédiat et la récompense tangible. C’est précisément le modèle que Kobi a construit, non pas pour rendre la prévention santé anecdotique, mais pour la rendre irrésistible.

« La prévention santé la plus efficace est celle que le collaborateur choisit librement, parce qu’elle lui procure un bénéfice concret et immédiat. Notre rôle est de créer les conditions de ce choix. »

Comment Kobi traduit-il concrètement cette philosophie ?

En introduisant dans l’univers de la prévention santé des mécaniques qui ont fait leurs preuves dans d’autres secteurs : la gamification, le défi collectif et la récompense en pouvoir d’achat réel. Kobi permet aux collaborateurs de pratiquer une activité sportive ou de bien-être, de progresser à leur rythme, et d’en retirer des bénéfices tangibles qu’ils ressentent dans leur quotidien, pas uniquement dans leur dossier médical dans dix ans.

Ce modèle produit des résultats que les approches traditionnelles peinent à atteindre : un taux d’utilisation élevé dans la durée, une adoption qui transcende les catégories socioprofessionnelles, et une perception positive de l’employeur qui investit réellement dans la santé de ses équipes. Avec plus de 160 000 utilisateurs actifs et 400 entreprises clientes, nous avons aujourd’hui la preuve que cette approche fonctionne à grande échelle.

Kobi travaille également avec des acteurs de la protection sociale. En quoi ce rapprochement est-il stratégique ?

Les organismes de protection sociale portent depuis longtemps une mission de prévention santé auprès de leurs assurés. Ils disposent de la légitimité, des moyens, et d’une connaissance fine des besoins de santé de leurs populations. Ce qui leur a manqué jusqu’ici, ce sont des outils capables de traduire cette mission en engagement concret et quotidien.

Le partenariat avec ces acteurs est naturel : nous leur apportons une plateforme engageante qui donne corps à leur politique de prévention, ils nous permettent d’atteindre des populations plus larges avec une caution institutionnelle forte. C’est une complémentarité où chacun renforce l’impact de l’autre et au bout du compte, ce sont les assurés qui en bénéficient directement, avec un accès facilité au sport et au bien-être.

« Quand le ludique et la récompense sont au service d’un objectif de santé publique, on cesse de faire de la prévention pour les gens. On la fait avec eux. »

Quelle ambition portez-vous pour Kobi et pour les Hauts-de-France ?

Devenir la référence francophone de la prévention santé engageante en entreprise. Et démontrer, au passage, qu’on peut construire un acteur de cette envergure depuis les Hauts-de-France. Notre ancrage territorial n’est pas une contrainte, c’est une conviction. Cette région a une culture du travail, du collectif et de l’effort qui résonne profondément avec ce que nous portons.

Ce qui nous anime, au fond, c’est une ambition d’équité : que la prévention santé cesse d’être un privilège réservé aux grandes métropoles ou aux cadres supérieurs, et qu’elle devienne accessible, désirable et récompensée pour tous les collaborateurs, quel que soit leur territoire, leur statut ou leur âge. C’est à cette condition que la qualité de vie au travail deviendra enfin une réalité partagée.