Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, Une danse de formes et de machines

Publié le 31 juillet 2026

On connaît les formes ubuesques de Niki de Saint-Phalle, biscornues et chatoyantes. On connaît moins, et c’est dommage ! le travail titanesque de Jean Tinguely, compagnon et collaborateur de l’artiste pendant de nombreuses années.

Si son influence se devine dans certaines œuvres de Niki de Saint-Phalle – on pense notamment à la fontaine articulée qui borde le Centre Pompidou –, c’est surtout son goût pour les machines et le mouvement dans l’espace qui offre un nouvel éclairage. À travers ses créations, Tinguely révèle à la fois l’ingéniosité des procédés mécaniques et l’importance croissante du progrès technique dans la seconde moitié du XXe siècle.

Le Grand Palais consacre aujourd’hui une exposition grandeur nature à cette vie partagée, emplie de nombre des machines de l’artiste. Certaines d’entre elles impressionnent par leur spectacle : un enchevêtrement d’engrenages et d’objets incongrus, parfois conçus pour démontrer que la science, seule, ne résout pas tout. À l’image de cette machination volontairement grandiloquente, grande comme un terrain de tennis, destinée à… faire se balancer une plume d’avant en arrière ! Un mouvement simple, poétique, qui traduit toute l’ironie et la liberté créatrice de Tinguely.