À Paris, le dialogue entre la kora lumineuse de Ballaké Sissoko et la voix grave et envoûtante de Piers Faccini transforme la scène en un espace suspendu, où le temps semble ralentir. Dès les premières notes, une atmosphère d’une rare intensité s’installe : les cordes délicates de la kora répondent aux mélodies folk du chanteur britannique dans une conversation musicale d’une fluidité remarquable.
Loin d’une simple juxtaposition de deux traditions, le duo construit un langage commun où les héritages mandingues rencontrent les sonorités folk occidentales avec une étonnante évidence. Chaque morceau semble raconter une histoire, portée par une complicité artistique palpable et une écoute mutuelle de chaque instant. Les arrangements, d’une grande sobriété, laissent toute leur place aux silences, qui deviennent eux aussi un élément de la partition, tandis que chaque note résonne avec une précision presque méditative.
Le public, captivé, se laisse emporter dans un voyage à la fois intime et universel. Entre délicatesse et puissance, enracinement et ouverture au monde, Ballaké Sissoko et Piers Faccini offrent bien davantage qu’un concert : une véritable parenthèse poétique, où les frontières culturelles s’effacent au profit d’une émotion partagée.
Dans un paysage musical souvent dominé par la recherche de l’effet, cette création rappelle la force des rencontres sincères et la puissance évocatrice de la simplicité. Une expérience musicale profondément sensible, dont on ressort apaisé et durablement marqué.
Les représentations se poursuivent jusqu’en mars 2026. Un rendez-vous à ne pas manquer.




