Les entreprises investissent massivement dans les données, l’intelligence artificielle et l’innovation pour renforcer leur compétitivité. Pourtant, un actif plus discret fait souvent la différence : la connaissance locale. Invisible dans les bilans, elle conditionne la réussite des stratégies internationales.
Comment développer une activité sur un marché traversé par les tensions géopolitiques ? Les travaux d’Hamidou Sangla sur le terrorisme, les mobilités et la recomposition de la communication sociale dans les États du Sahel, montrent combien la compréhension des dynamiques locales est essentielle. De la même manière, les recherches d’Aliou Agne sur la salinisation des terres agricoles révèlent des réalités qui influencent directement la sécurité alimentaire, les territoires et les décisions économiques.
Ces exemples illustrent une conviction : la connaissance est un actif stratégique. Ancrée dans les réalité humaines, elle permet aux entreprises d’anticiper les risques, d’adapter leurs investissements et de concilier performance économique et développement humain. Une double ambition qui n’est plus une option. Elle est devenue un critère pour appréhender la robustesse des chaînes de valeur. À l’heure où la croissance mondiale se concentre en Afrique, en Asie et en Amérique latine, comprendre les spécificités des territoires constitue un avantage concurrentiel.
Cette compréhension repose sur une recherche indépendante, contextualisée et produite au plus près des réalités locales par des chercheurs qui gagneraient à être connus. C’est précisément la mission du Global Development Network (GDN), organisation internationale fondée à la Banque mondiale en 1999 à l’initiative du prix Nobel Joseph Stiglitz.
Les travaux de recherche d’Hamidou Sangla ou d’Aliou Agne illustrent concrètement cette volonté de rendre accessible ce capital au plus grand nombre. En fédérant chercheurs, universités, think tanks, entreprises, gouvernements et organisations internationales, le GDN réduit les asymétries mondiales de connaissance.
Sa conférence annuelle mondiale, à Tokyo en décembre 2026, est l’un des temps forts où, à l’échelle internationale, nous faisons circuler les idées, les données et les résultats de recherche vers les lieux où ils auront le plus d’impact.
Faire de la recherche un point de départ de l’action publique comme des stratégies d’entreprise revient à investir dans un capital invisible devenu essentiel.
C’est cette conviction que nous continuerons de partager, dans les mois à venir, avec les dirigeants économiques et décideurs publics soucieux d’ancrer leurs stratégies dans une connaissance fine des territoires.




