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Reprise des ventes de voitures électriques en France au premier trimestre

Après quelques mois en demi-teinte, les ventes de voitures électriques et hybrides sont reparties à la hausse : au premier trimestre 2021, les ventes ont représenté 14 % du marché français. 

Selon les statistiques d’immatriculations publiées par le Comité des Constructeurs Français d’Automobile (CCFA), il s’est vendu 31 146 véhicules hybrides rechargeables et 30 439 véhicules 100 % électriques au premier trimestre 2021, soit 14 % du marché tricolore. « Sur le seul mois de mars, elle a même atteint 15 %, ce qui est une très bonne nouvelle» déclare Cécile Goubet la déléguée générale d’Avere-France, l’organisme chargé du développement de la mobilité électrique en France. 

 

Tesla Model 3 : la voiture électrique la plus vendue en France

En janvier, les ventes ont logiquement chuté, avant de repartir à la hausse. Selon les chiffres du cabinet AAA Data, la Tesla Model 3 est le modèle 100% électrique le plus vendu en France au premier trimestre, et elle termine sur la plus haute marche du podium devant deux voitures françaises. Ceci peut s’expliquer par l’importante baisse de son prix en début d’année, qui n’est pas passé inaperçu par les automobilistes. Sur le seul mois de mars, ses ventes dépassent celles de la Peugeot e-208 et la Renault Zoé cumulée. 

La Model 3 de Tesla s’est donc vendue à 5 700 exemplaires entre janvier et mars 2021, contre 4 500 pour la Peugeot e-208 et 3 600 pour la Renault ZOE. A la quatrième position on retrouve une autre Renault, la Twingo ZE, qui n’est pas un modèle récent mais toujours apprécié pour son bon rapport qualité/prix, suivi du Kia e-Niro, de la nouvelle Fiat 500 puis du SUV Peugeot e-2008 et enfin la Volkswagen ID3. En ce qui concerne les hybrides rechargeables, leur part de marché a bondi de 2,6 % au premier trimestre 2020 pour atteindre 7,1 % en 2021. Même s’il faut regarder ces chiffres avec prudence, du fait de la crise, c’est une croissance remarquable comme le remarque François Roudier au CCFA : « Elle est essentiellement liée aux achats des entreprises. Elles cherchent à équiper leurs cadres supérieurs de voitures moins polluantes : l’hybride rechargeable apporte ce côté statutaire tout en répondant à la question de l’autonomie. »

Bientôt la fin du diesel ?

Ces bons chiffres de l’électrique et de l’hybride entraînent un fort déclin du diesel, alors qu’on pensait avoir atteint un plancher de ventes aux alentours de 30 %, celles-ci ont chuté à 25 % en janvier et février et de 23 % en mars. Selon François Roudier, ceci s’explique car : « Les entreprises, qui continuaient à acheter des diesels pour des raisons financières, ont désormais peur de voir les valeurs de revente s’effondrer ». Un autre facteur lié à ce déclin est le durcissement des réglementations et l’instauration de Zones à Faibles Émissions (ZFE) où les diesels y sont interdits. En somme : des perspectives encourageantes pour le marché de l’électrique, alors que les débats et réflexions sur l’hydrogène ou de nouvelles contraintes pour la vente automobile dans les prochaines années sont de plus en plus présents.