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Marie Schott est la nouvelle directrice générale de The Kooples

Marie Schott a été nommée à la tête de la marque The Kooples, et devient la première femme à diriger la marque de prêt-à-porter française. The Kooples se définit comme une marque haut de gamme accessible et vise un public jeune avec une ligne de vêtements d’inspiration rock et vintage. Une ambition renforcée par les choix stratégiques des dernières semaines.

Diplômée d’HEC en 1996, Marie Schott a débuté sa carrière en tant que consultante spécialisée dans le secteur textile chez Baxton Consulting (du groupe Deloitte). En 1999, elle rejoint Mercer Management Consulting, cabinet qui sera intégré en 2007 à Oliver Wyman. Elle est la créatrice de la marque Undiz, filiale d’Etam, qui propose des produits plus fantaisistes et colorés à une cible jeune.

Marie Schlott s’est distinguée en créant un mouvement qu’elle nommera la “Bra Revolution” qui regroupe une communauté de femmes dans le secteur de la lingerie. Elle définit ce mouvement comme “une démarche, une conversation… La Bra Révolution a débuté avec un questionnaire auquel plus de 4 200 femmes ont répondu. Puis, c’est devenu un compte Instagram, une newsletter et un site Web””. L’ex-directrice générale d’Undiz et Etam a été choisie par le groupe pour poursuivre le développement digital et international de la marque, une nouvelle direction nécessaire afin de pérenniser The Kooples dans un secteur bouleversé par la crise. 

Des mutations pour affronter une crise durable du secteur

La crise sanitaire a mis en évidence les problèmes structurels du secteur du prêt-à-porter. En effet, le confinement du printemps 2020 a coûté cher à des enseignes comme Naf Naf, placée en redressement judiciaire ou encore le leader Inditex (Zara, Massimo Dutti, Oysho…) qui a vu ses ventes chuter de 44%. En réalité, le marché connaît un déclin progressif depuis le début des années 2000. Laurence-Anne Parent, partner en charge du retail chez Advancy, a affirmé que « Nous n’avons rien découvert avec cette crise sanitaire. Ce sont bien des problèmes préexistants beaucoup plus profonds que l’épidémie a accélérés. La consommation de textile a diminué régulièrement alors que, dans le même temps, l’offre n’a cessé d’augmenter avec l’ouverture de boutiques et le développement du digital. Il y avait déjà 20 % de mètres carrés en trop avant le covid ». Le secteur de marché couvert par The Kooples est à bien des égards moins touché par ces tendances inquiétantes, mais Marie Schott entend bien prendre à bras le corps tous les défis de la filière pour soutenir la croissance de l’entreprise.

De plus en plus de consommateurs, sensibles aux engagements sociaux et environnementaux des marques, ne recherchent plus seulement les bas prix et cherchent également de plus en plus la qualité, notamment en optant pour des matières bios. Certains consommateurs se sont également totalement désintéressés du prêt-à-porter et préfèrent la seconde main, qui a connu un essor important avec l’ouverture de boutiques en ligne dédiées. Le secteur, pour se réinventer, devra intégrer les changements de paradigme de consommation en insistant, par exemple, sur la dimension RSE et l’expérience client.