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L’Agence européenne du médicament donne son accord à la mise en circulation du vaccin Pfizer dans l’UE

C’était l’une des dernières étapes à franchir pour ce vaccin annoncé le 9 novembre, si Pfizer voulait pouvoir vacciner les citoyens européens. Deux semaines après la validation du Royaume-Uni pour soigner la population britannique, c’est l’Agence Européenne du Médicament qui a donné son feu vert pour la circulation du vaccin de Pfizer au sein de l’Union européenne, après avoir dû avancer la date de sa décision d’une semaine, sous la pression des Etats membres. 

A la suite de cet avis, la Commission européenne a donné son accord à son tour. La Présidente de la Commission Ursula Von der Leyen a ainsi déclaré que “L’Agence européenne des médicaments a évalué ce vaccin minutieusement et a conclu qu’il était sûr et efficace contre le Covid-19. Sur la base de cette évaluation scientifique nous avons procédé à son autorisation sur le marché de l’Union européenne”. La campagne de vaccination au sein de l’UE débutera donc les 27, 28 et 29 décembre 2020, avec une livraison des premières doses qui devrait arriver le 26. 

L’aval de la Haute Autorité de santé en France est néanmoins encore nécessaire pour une libre circulation du vaccin sur le territoire national. La HAS à, a cet effet, émis un communiqué ce mardi 22 décembre dans lequel elle annonce que sa décision sera rendue le jeudi 24 décembre à 11h. 

Entre méfiance et défis logistiques

Bien que sûr de pouvoir être diffusé dans les Etats membres, d’autres obstacles attendent ce fameux vaccin : une méfiance forte dans certains territoires comme en France, où théories anti-vaccin et peur des effets secondaires peuvent éloigner les populations fragiles des centres de vaccination, et la logistique qui promet d’être un exercice délicat.

En effet, en plus de travailler sous la nécessité de devoir acheminer en moins d’une semaine les millions de doses aux portes des Etats membres puis des centres, Comirnaty, le nom de ce vaccin, doit être conservé à moins de 70°C avec un strict respect de la chaîne du froid. Les transporteurs doivent ainsi s’équiper et concevoir tout le transport en fonction de ces variables. D’autant plus qu’Interpol a indiqué, à travers son secrétaire général Jürgen Stock, qu’il fallait s’attendre à une “hausse dramatique de la criminalité lors du transport des doses, dont des cambriolages d’entrepôts et des attaques”.