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Une nouvelle performance d’Airbus dans le domaine de l’observation satellitaire de la Terre

Avec deux satellites Pléiades Neo mis en orbite, Airbus Defence & Space peut aujourd’hui photographier n’importe quel point du globe avec une résolution de 30 cm par pixel. Seulement deux sociétés civiles dans le monde peuvent offrir cette qualité d’images satellites, l’Américain Maxar et désormais le Français Airbus.

Dans la nuit du 16 août , Airbus Defence & Space a lancé une fusée Vega depuis son centre spatial de Kourou, en Guyane, afin de mettre en orbite un deuxième satellite Pléiades Neo. Une telle qualité d’image permettra à l’entreprise de commercialiser de la prise de vue, que ce soit pour des acteurs publics, militaires ou civils, comme des privés. Un marché qui est dorénavant estimé à un total de 4,9 milliards d’euros au niveau mondial (cabinet Euroconsult), avec les services complémentaires de traitement de l’image, qui sont de plus en plus sophistiqués. Avec une augmentation constante des risques environnementaux, sociétaux, politiques ou encore cyber, il est impératif pour beaucoup de sociétés de mettre à profit l’imagerie satellitaire pour offrir davantage de sécurité. De plus, cette technologie « attire de plus en plus de clients privés. De nombreuses start-up développent des applications qui ont recours aux images satellites », ajoute la porte-parole d’Airbus D & S.

C’est pourquoi l’entreprise innove en proposant désormais une qualité d’image de 30 cm par pixel, comparée à la première génération qui était dotée d’une qualité de 20 m par pixel en couleur et 10 m en noir et blanc. Ces deux satellites Pléiades Neo s’ajoutent à une douzaine de satellites d’observation, qui ont une résolution de 50 cm par pixel. Grâce à ces deux derniers lancements, Airbus D & S est désormais capable de photographier n’importe quel point du globe. Et devient également la seule entreprise européenne à proposer une telle innovation. Son seul concurrent, Maxar, est son homologue d’outre-Atlantique.

Une bonne nouvelle venant également redorer l’image de l’entreprise, qui a connu un échec avec son lanceur Vega, le 11 juillet 2019. Celui-ci avait été détruit lors de son quinzième tir, suite à une défaillance moteur et à une erreur humaine. La pandémie ayant frappé quelques mois plus tard, l’activité d’Airbus D & S a été suspendue et était donc restée sur cet échec. Aux débuts du projet « Lion » (2020), qui a pour but de créer une constellation d’une vingtaine de satellites, Airbus avait clairement affiché son objectif : « La France a une réelle excellence dans les satellites d’observation et il ne faut pas rater les prochaines marches de ne nouveau marché de la donnée satellitaire. Le défi est de réaliser des satellites d’observation trois fois moins cher avec une bonne résolution et une forte capacité de revisite, le but étant que le traitement des données permette de fournir des images quasiment en temps réel au sol pour un coût modeste », avait expliqué Agnès Salvatori, en charge de l’innovation pour l’observation, lors de la conférence « BIG ». Il semble alors que la société française soit en bonne voie pour les atteindre et devenir le fer de lance de l’imagerie satellitaire.