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Les entreprises françaises ont doublé leurs dépenses pour le climat 

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié une étude qui révèle que les dépenses des entreprises pour protéger l’environnement en 2019 ont été multipliées par deux en deux ans.

Dans son étude sur les dépenses vertes des établissements industriels de 20 salariés et plus, l’Insee expose les investissements des entreprises en faveur du climat. Ces dernières sont plus que jamais engagées dans le combat écologique puisque près de 1,7 milliards d’euros ont été dépensés pour l’environnement en 2019. Il s’agit de la deuxième année consécutive d’augmentation de ce montant. Si le plan de relance annonce un pilier vert de plus de 30 milliards d’euros pour décarboner l’industrie, il semblerait que celle-ci n’ait pas attendu le déploiement de la stratégie nationale pour s’engager dans la décarbonisation. En effet, la somme des investissements est un record depuis 2003, principalement grâce à la mobilisation de 4 secteurs qui réalisent 71 % des dépenses : l’énergie, l’agroalimentaire, la chimie et la métallurgie.

La moitié des investissements environnementaux (48 %) est dédiée à la préservation de l’air et du climat. La limitation des gaz à effet de serre et des émissions de CO2 représentait ainsi 311 millions d’euros en 2019, contre 119 millions d’euros en 2017. « Depuis 2019, la loi Énergie et Climat oblige les entreprises de plus de 500 salariés à établir un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre et un plan d’action pour réduire leurs émissions » affirme l’Insee. D’autres axes de dépenses sont également énoncés comme l’achat de matériels allégeant le bilan carbone ou encore l’intégration de procédés moins polluants dans l’outil de production. En termes d’études, les dépenses ont également augmenté de 2 %. Ce volet incarne 20 % des dépenses avec près de 338 millions d’euros investis, c’est-à-dire le niveau le plus élevé depuis 2004.

Une réglementation exigeante

Le gouvernement français et l’Union européenne s’engagent pleinement dans l’association de la protection du climat, de la croissance et de la démocratie. Ainsi, on s’aperçoit que ces investissements sont fréquemment réalisés par de grands groupes. L’étude indique que 88 % des établissements de 500 salariés ou plus, soumis à la loi énergie et climat, ont mené des politiques anti-pollution contre seulement 24 % concernant les établissements de 20 à 49 salariés. La législation qui s’impose à ces grandes entreprises leur demande de tenir un registre de leurs émissions ainsi qu’un plan d’action pour les réduire.

D’autres lois et réglementations importantes invitent à investir pour  le climat, telles que la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui souhaite réduire d’ici 2030 au moins 40 % des émissions de CO2 français par rapport à 1990. Le nouvel objectif de l’Union européenne est encore davantage soutenu puisqu’il s’agit d’une baisse « d’au moins 55 % » de ces émissions.