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La French Tech bat tous les records de levée de fonds durant le 2e trimestre 2021

Ce deuxième trimestre 2021 est une grande réussite pour la French Tech, les tours de table avec les investisseurs se sont succédés et la récolte a été bonne. Ce ne sont pas loin de 3,2 milliards d’euros qui ont été investis dans les pépites tricolores durant cette période.

Lancé en 2014, le label French Tech porte chaque année de plus en plus de fruits. Loin des investissements initiaux visant à promouvoir l’appellation auprès des organismes et investisseurs internationaux, c’est aujourd’hui un gage de qualité et d’innovation du savoir-faire français. Les 120 plus grandes start-ups de l’Hexagone réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards d’euros en embauchant quelque 26 000 personnes. Alors même que les prévisions de chiffres d’affaires de ces jeunes pousses indiquent 19 milliards d’euros en 2025. Face à cet engouement, les engagements financiers se sont succédés entre avril et juin 2021.

Un maelstrom de levées de fonds

Malgré la crise sanitaire, l’année 2020 a été une année record d’investissements pour la French Tech avec quelque 5,4 milliards d’euros récoltés, menant la France sur le podium européen des collectes de fonds.  Au premier trimestre 2021, les entreprises prometteuses françaises ont déjà parcouru une grande partie du chemin fait l’année passée en atteignant une récolte de 4,6 milliards d’euros, laissant présager un nouveau record. Quant au deuxième trimestre, celui-ci est particulièrement rentable pour les start-ups. Au mois d’avril, ce sont Ornikar (100 millions), BlaBlaCar (96 millions) et Alan (185 millions) qui ont mené la première valse. Trois autres entreprises ont été plébiscitées au mois de mai, d’abord Shift Technologie, qui a été créditée de 182 millions d’euros, ensuite Content Square, qui fait l’une des meilleures performances du trimestre en atteignant 408 millions d’euros. Back Market ferme enfin la marche avec 276 millions d’euros récoltés. Malt (80 millions), Ledger (302 millions) et Aircall (101 millions) viennent clore le bal en juin. Grâce à ces campagnes de financement, Alan, Back Market, Shift Technology et Ledger ont été sacrées licornes : le Graal pour les start-ups.

La French Tech siphonne les investissements

Les trois meilleurs prospecteurs ont à eux seuls engrangés 1 milliard d’euros, soit un peu moins d’un tiers de ce trimestre. Les investisseurs provenant d’Amérique du Nord représentent 45 % des tours de table réalisés. Parmi eux on compte Softbank, Sequoia, Coatue Management, mais aussi General Atlantic et Advent International. Ce n’est pas étonnant, car les investisseurs apprécient la France comme l’a prouvé le sommet Choose France le 28 juin dernier. Tout aussi encourageant pour les plus petites pousses du label, 50 % des engagements ont été faits pour des tours de table en phase d’amorçage, c’est-à-dire les toutes premières levées de fonds de petites start-ups. Par exemple, Acheel et Electra sont sortis du lot avec respectivement 29 millions et 15 millions d’euros, des sommes relativement importantes au regard de leur taille. L’État aussi soutient les pépites françaises avec des fonds d’investissement publics tels que le fond innovation Défense qui a investi dans la startup Pasqal. Arthur Porré, cofondateur d’Avolta Partners comprend cette attirance comme “un bon signal pour l’écosystème. Il n’y a pas de raisons fondamentales que cette dynamique ne se poursuive pas : c’est ce qui s’est produit dans les autres pays”. Au cours de cette année d’autres entreprises innovantes vont proposer leurs services aux investisseurs. D’ailleurs, l’annonce d’OVH d’entrer à la bourse de Paris d’ici à la fin de l’année est vivement attendue.