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L’Italie veut profiter du plan de relance européen pour redynamiser son économie

Le 25 avril dernier, le gouvernement Draghi a rendu public son projet de plan de relance et l’a présenté au Parlement afin qu’il soit discuté par les deux chambres. Ce plan comprend un budget de 222,1 milliards d’euros financé à hauteur de 191,5 milliards d’euros par l’Union européenne.

Il s’agira en particulier pour l’Italie de moderniser de nombreux secteurs et de leur redonner de l’attractivité après la crise sanitaire. Une “révolution verte” est également attendue ainsi qu’un renouveau des infrastructures italiennes. Le président du conseil italien, Mario Draghi a rappelé, en s’adressant au Sénat : “nous serons responsables du succès ou de l’échec de ce pari. Un échec serait grave pour nous et pour le futur de l’Europe. Il n’y aura pas d’autre occasion pour mettre en place une politique fiscale commune”.

Un plan de relance décisif pour l’avenir du pays

Pour surmonter les difficultés liées à la crise du Covid19, qui a tué plus d’une centaine de milliers d’Italiens et mis un frein brutal à l’activité économique, la somme considérable en grande partie financée par l’Europe sera largement allouée au Sud du pays. Ainsi, L’exécutif italien prévoit ainsi d’y investir 31 milliards d’euros dans des « infrastructures pour une mobilité durable” pour rééquilibrer la force économique des régions du pays. Développer des lignes de trains à grande vitesse est notamment primordial pour combler les inégalités Nord-Sud. Pour comparaison, le temps de trajet qui sépare Naples et Bari, d’à peine plus de 200 kilomètres, est à peine plus court que la distance qui sépare Naples de Bologne qui est pourtant de 600 km.

Un autre montant de 22,4 milliards d’euros sera dédié à la mission “inclusion et cohésion” et conduira à investir plus particulièrement dans la création d’entreprises par des femmes. Les jeunes et les femmes sont les deux catégories les plus touchées par le chômage d’après les conclusions du gouvernement. Les entreprises qui voudront profiter d’une aide devront employer en priorité ces deux catégories d’individus. Une autre somme de 18,5 milliards d’euros sera allouée à une “mission santé” qui servira à renforcer les services sanitaires de proximité et numériser le système de soins. Pour l’Italie, il “n’est pas seulement un ensemble de projets, de chiffres, d’échéances et d’objectifs. Dans tous ces programmes, il y a aussi le destin du pays”. Ce dispositif a été adopté par une très large majorité avec 442 “oui” contre 19 “non” et 51 abstentions à la Chambre des députés.