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Peugeot est la marque préférée des Français d’après le baromètre Posternak-Ifop

En changeant d’image de marque, Peugeot réussit son pari et garde l’affection de la population, confirmant la popularité de la filière automobile auprès des français. 

 Le 25 février dernier, Peugeot faisait peau neuve en proposant un nouveau logo au design épuré et chic, qui montre le désir du fleuron automobile de se tourner vers le haut de gamme. Une ambition qui semble plaire aux Français, puisque la marque au lion est la plus plébiscitée par la population selon le baromètre Posternak-Ifop. 

Le sondage a été effectué de manière ouverte, avec quatre possibilités de réponses, sur un échantillon représentatif de la population française sur 1048 personnes âgées de 18 ans ou plus. Et Peugeot reçoit 84% d’avis positifs. Une image qui tient à la conjoncture économique et à la situation de l’entreprise aux yeux des Français, et qui peut être soumise à une forte fluctuation. En 2012, après la suppression d’un nombre de postes importants, l’entreprise pointait au 29ème rang, soit l’avant dernière place du classement. Depuis l’année dernière, elle en retrouve le sommet. Cette remontée se fait cependant au prix d’un travail important de l’entreprise sur son image, avec un renouvellement complet de ses produits depuis une dizaine d’années, et un changement de logo et de service clientèle en concession qui viennent couronner le succès de ce mouvement. Toutes ne rencontrent cependant pas le même succès, se retrouvant parfois sous un feu nourri de critiques, notamment sur les réseaux sociaux. 

Une image difficile à changer  

Si l’image de marque d’une entreprise repose en partie sur sa manière de communiquer, elle dépend surtout de la façon dont son action est perçue au sein de la population. Deux entreprises en pâtissent d’ailleurs grandement, et on les retrouve aux derniers rangs du classement : la SNCF (29ème)  et SFR (30ème). Elles sont souvent la cible d’attaques sur les réseaux sociaux, et même si elles essaient d’en jouer, la force de leurs échecs dans l’imaginaire collectif reste trop prégnante. Claude Posternak, créateur du barème, explique ainsi que la SNCF est “« sur sanctionnée » par rapport à la réalité de l’entreprise mais aussi à son histoire. Elle doit maintenant reconstituer les deux attributs constitutifs d’une image ; un imaginaire et une valeur d’usage.” 

Ces sondages ne  présentent pas forcément d’intérêt pour le grand public, mais permettent aux entreprises de connaître leur positionnement et les points sur lesquels elles peuvent travailler pour améliorer leur image de marque, une quête souvent longue et difficile. Une image à double tranchant donc, qui porte les entreprises lorsque tout se passe bien, mais peut aggraver encore leur propre perception en période de crise.