1

Le CAC40 retrouve la barre des 6000 points, pour la première fois depuis l’éclatement de la crise du Covid19

Pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, le CAC 40 est revenu à son niveau de début 2020. Un retour au niveau d’avant crise atteint bien plus rapidement que lors de la crise de 2007, et qui révèle les énormes différences avec la Grande Récession de la fin des années 2000.

Un an après le premier confinement et la clôture du 18 mars 2020 à 3 754 points, l’indice CAC 40 a retrouvé dans les derniers jours la barre symbolique des 6 000 points. Cette hausse de 61% sur 51 semaines est la plus rapide de l’histoire du CAC 40. C’est aussi le cas pour un  bon nombre d’indices mondiaux, Wall Street, Shanghaï ou encore Francfort, qui ont également inscrit de nouveaux  records historiques. Après la crise de 2007, l’indice parisien avait mis plus de 12 ans pour retrouver des sommets à 6 000 points. Si le CAC a récemment légèrement rechuté, les 6000 points sont toujours proches et constituent en tout cas le principal point de repère du marché.

Envol des cours de Bourse

Plus qu’un baromètre sur l’état de l’économie, les indices boursiers sont des indicateurs avancés de ce que les économistes et investisseurs prévoient pour notre avenir à plus ou moins long terme. Il y a un an, l’Organisation Mondiale de la Santé reconnaissait officiellement l’épidémie de la Covid-19 comme une pandémie. Les cours des bourses du monde ont fortement chuté, le 18 mars 2020, l’indice CAC 40 a atteint 3 754 points.

Il est d’ailleurs amusant de constater que la mi-mars constitue une période charnière dans l’année boursière, c’est en mars qu’ont eu lieu les trois retournements majeurs du 21e siècle : le 13 mars 2003, le 9 mars 2009 et donc le 18 mars 2020. Dès novembre, avec l’arrivée des vaccins, le CAC 40 a réalisé sa meilleure performance mensuelle en 30 ans avec un rebond de plus de 20%. Un an après, la place parisienne flirte aujourd’hui à nouveau avec ses sommets d’avant crise en atteignant la barre symbolique des 6 000 points. C’est aussi le cas pour la plupart des grands indices européens et mondiaux, le Dow Jones à New York a par exemple franchi pour la première fois les 32 000 points.

Les investisseurs reprennent confiance

Les premières décisions de politique monétaire ont été suffisantes pour calmer les marchés et les investisseurs se sont rapidement ruer vers les géants de la tech notamment. Ainsi, à Paris, Worldline, une société de paiement, Capgemini, une entreprise de services du numérique et STMicroelectronics une multinationale qui développe, fabrique et commercialise des puces électroniques, ont pu profiter de cet engouement avec des rebonds de plus de 60% entre mars et début juin 2020. En ce qui concerne l’Asie, elle a déjà tourné la page, l’indice chinois s’étant envolé durant l’été entraînant derrière lui la Bourse de Taïwan et le Kospi coréen. 

Pour les investisseurs, tous les feux sont progressivement passés au vert : les plans de vaccinations, les plans de relance des Etats et les craintes d’une hausse de l’inflation et des taux d’intérêts semblent se calmer. Les investisseurs ont anticipé et misent plus particulièrement sur les effets positifs d’un rebond vert des économies à travers le monde, en particulier avec le plan de relance massif adopté aux Etats-Unis.

De plus, les productions industrielles ont fortement repris dans le monde, et sont déjà supérieures à celles de l’avant-crise en moyenne dans le monde. La production industrielle française a d’ailleurs connu en janvier une progression nettement plus forte qu’attendu dans quasiment tous les secteurs, ainsi elle est seulement en retrait de 1,7% par rapport à février 2020. Cette résilience de l’industrie constitue un motif supplémentaire de confiance pour les investisseurs, et un motif d’espoir pour la résilience des cours boursiers dans les prochains mois.