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L’immobilier de luxe résiste à la crise sanitaire et économique en France

Alors que de nombreux secteurs ont vu leur modèle économique être bouleversé par la Covid-19, un domaine d’activité semble avoir plutôt bien résisté au tsunami de la crise sanitaire : l’immobilier haut de gamme.

Tandis qu’en 2019, le secteur de l’immobilier de luxe connaissait une hausse de 17,4%, cette tendance s’est confirmée en 2020 avec une nouvelle augmentation du nombre de ventes malgré la crise. En effet, la pandémie ne semble pas avoir freiné les propriétaires dans l’achat de biens de luxe. Au contraire, en France le nombre de ventes de biens de plus de 3 millions d’euros a augmenté.

Des acquisitions pour échapper à la crise

En 2020, les prouesses du secteur de l’immobilier du luxe trouvent tout d’abord une clé d’explication dans le champ financier. La baisse des taux d’intérêt, en 2020, a facilité et encouragé l’acquisition de biens immobiliers. En outre, malgré une baisse du nombre d’investisseurs étrangers, la hausse du nombre d’investisseurs français a favorisé le développement du secteur de l’immobilier de luxe en France. Des acquisitions nationales qui s’expliquent comme le souligne Alexander Kraft, président directeur général de Sotheby’s International Realty France par le souhait des Français “d’améliorer leur qualité de vie et en même temps [de] profiter de l’immobilier comme valeur refuge”.

La crise sanitaire semble donc avoir eu un effet accélérateur auprès des futurs propriétaires. Pour des Français impactés par la pandémie et les mesures restrictives, l’investissement dans la pierre s’est singularisé comme une valeur fiable. 

A l’échelle internationale, le constat est similaire. Alors que les acquisitions immobilières d’ultra luxes se situaient généralement dans les grandes villes mondiales (New York, Paris ou encore Hong-Kong) les acquéreurs sont désormais davantage attirés par la nature et des destinations estivales. C’est le cas aux Etats-Unis, où les villes phares comme New York ont laissé la place aux plages de Miami. De même en France, les futurs propriétaires délaissent les grandes métropoles pour des villes plus calmes comme Perpignan. 

Une évolution à suivre dans les prochains mois avec le maintien de conditions sanitaires difficiles et de premiers signaux d’une baisse des prix de manière générale dans certains marchés sous haute tension, comme celui de Paris. L’ampleur de la reprise économique et l’évolution prochaine des taux d’intérêts et des conditions de crédit pourraient donc encore transformer le secteur pour les années qui viennent.