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L’ancien diplomate William Burns proposé comme futur directeur de la CIA par Joe Biden

Malgré les attaques qui ont touché le Capitole et l’officialisation de la victoire de Joe Biden, le 6 janvier dernier, le futur président continue de constituer son administration. Le 11 janvier 2021, le 46ème président élu des Etats-Unis a proposé William Burns, ancien diplomate, comme futur directeur de la Centrale Intelligence Agency (CIA).

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, dont l’investiture devrait se tenir le 20 janvier prochain, finalise l’attribution des postes clés de son administration. Le 11 janvier 2021, il a annoncé dans un communiqué avoir nommé William Burns à la fonction de directeur du CIA. A la tête du service de renseignements américain, l’ancien diplomate devra à la fois protéger les Américains sur leur territoire et à l’étranger. 

Un parcours diplomatique exemplaire

Une mission essentielle pour laquelle Joe Biden accorde une entière confiance à William Burns,  comme le futur président le souligne dans son communiqué  : “Les Américains pourront dormir sur leurs deux oreilles avec William Burns comme futur directeur de la CIA”. Une confiance que Joe Biden a également renouvelé sur Twitter : 

Une assurance s’expliquant également par le parcours de William Burn dans l’administration américaine. L’homme de 64 ans s’inscrit, en effet, depuis un peu plus de 30 ans dans la vie diplomatique des Etats-Unis.

Au cours de son parcours, l’homme s’est singularisé dans différents postes à responsabilité aussi bien au sein du Département d’Etat à Washington qu’à l’étranger. William Burn a notamment été Ambassadeur en Russie puis en Jordanie. Une passion pour la diplomatie que l’homme a poursuivi en prenant la tête de la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale.

Des fonctions qui assoient, pour Joe Biden, la crédibilité de l’homme au poste de futur directeur de la CIA. En effet, alors que son parcours contraste du profil des anciens directeurs de l’agence, le caractère à la fois international et apolitique du parcours de William Burn, sous 5 mandats différents (républicains et démocrates) semble avoir séduit Joe Biden. 

La nomination ne prendra toutefois effet qu’une fois l’aval du Sénat obtenu. Une validation que certains médias américains ne jugent pas si simple. Certains sénateurs Républicains pourraient, effectivement, déposer leur véto, avec l’implication reconnue par William Burns dans l’affaire de Benghazi où quatre Américains ont perdu la vie.