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Bientôt un compromis sur le traité d’investissement entre la Chine et l’Europe

Porté par Angela Merkel, actuelle présidente de l’Union européenne jusqu’au 31 décembre, le projet sur l’investissement entre l’Europe et la Chine devrait aboutir après 7 ans d’importantes négociations. En parvenant à convaincre les derniers sceptiques au rang desquels figurait entre autres la France, la chancelière allemande est sur le point de réussir son pari après avoir obtenu des concessions de la part de la Chine notamment sur le plan social.

Acceptant les concessions demandées par l’Europe dans le domaine social, la Chine a l’opportunité grâce à cet accord de se sortir de l’isolement relatif dans lequel les Etats-Unis avaient tenté de l’installer sous l’administration Trump.

Opportunités commerciales et victoire politique pour les entreprises européennes

Initialement sceptiques vis-à-vis d’un tel accord, la France, les Pays-Bas, le Danemark et la Pologne ont fini par donner leur accord sous réserve que la Chine s’engage à respecter quelques garanties éthiques en ratifiant notamment certaines conventions comme celle de l’Organisation Internationale du Travail prévenant ainsi le recours au travail forcé. Par ailleurs, cet accord, une fois entré en vigueur, permettra aux entreprises européennes de bénéficier de conditions d’accès au marché chinois égales voire supérieures à celles dont jouissent actuellement les entreprises américaines. Toutefois, cet accord s’étant scellé dans une certaine urgence, les deux parties n’ont pas encore défini clairement le cadre juridique de la protection des investissements et se sont engagées à trouver un consensus sur la question avant la fin de l’année 2022.

Un accord synonyme de désenclavement pour Pékin

De plus en plus isolée ces dernières années en raison de la guerre commerciale menée par l’administration Trump, la Chine, forte de ce futur accord avec l’Europe, pourrait s’ouvrir la porte d’un immense marché commercial et ainsi affermir sa position de deuxième économie mondiale.  La prochaine administration américaine, certainement moins isolationniste que la précédente mais toujours aussi méfiante envers la Chine, devra s’employer si elle souhaite que l’Europe fasse machine arrière à propos de ce projet qui pourrait redonner de l’allant à Pékin dans ce qui semble se dessiner comme une nouvelle guerre froide entre les deux puissances.