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Qui est Nanaia Mahuta, la nouvelle ministre des Affaires étrangères de la Nouvelle-Zélande ?

Vainqueure des élections législatives, la Première Ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a révélé le 6 novembre 2020 la liste des membres de son gouvernement. Parmi eux, Nanaia Mahuta est devenue la première femme maorie à devenir ministre des affaires étrangères dans le pays. 

Âgée de 50 ans, Nanaia Mahuta est une femme maorie dont l’histoire familiale se confond avec celle de la vie politique du pays. Nièce de la première reine maorie et inscrite dans la filiation de la princesse maorie Te Puea, Nanaia Mahuta a été nommée le 6 novembre dernier, ministre des affaires étrangères néo-zélandaise. Un ministère qui fut jusque-là occupé exclusivement par des hommes.

Un long parcours politique

Engagée dans la vie publique depuis près de 24 ans, Nanaia Mahuta a fait ses premiers pas en politique à l’échelle nationale au Parlement dans les rangs du Parti Travailliste. Elle se démarque, notamment, pour être l’une des premières femmes à arborer sur son menton le moko kauae. Ce tatouage traditionnel symbolisant le passage de l’enfance à l’âge adulte, est aussi une manière de revendiquer avec fierté ses origines familiales.

En 2017, Nanaia Mahuta a occupé ses premières fonctions gouvernementale après avoir intégré le gouvernement de l’actuelle Première Ministre Jacinda Arden en tant que ministre du Développement mahori et au ministère des Gouvernements locaux.

Une femme moarie à la tête d’un ministère des affaires étrangères : un symbole

LEn faisant d’une femme maorie la ministre des affaires étrangères, le gouvernement de Jacinda Arden fait du peuple autochtone le visage de la Nouvelle-Zélande à l’international. Une opportunité pour l’une des plus grandes minorités du pays de faire connaître ses valeurs, sa culture et ses traditions à l’échelle de la planète.

La nomination d’une femme, et de surcroit maorie, à ce poste apparaît comme un changement de paradigme. Elle est aussi une opportunité, selon Nanaia Mahuta, “de briser le plafond de verre dans des bureaux qui n’ont pas été souvent ouvertes aux femmes”

Du côté de la population néo-zélandaise, cette affectation a été bien accueillie, à l’instar d’un maitre de conférences à l’université d’Auckland qui considère qu’il s’agit “d’une énorme avancée pour le pays”. 

Une diversité également perceptible à l’échelle du gouvernement et du Parlement néo-zélandais : près de la moitié des Parlementaires sont en effet des femmes, faisant de la Nouvelle Zélande l’un des pays les plus en pointe en matière d’égalité des genres.